La sorcellerie dans le monde

Sorcellerie africaine et marocaine

Sorcellerie dans le monde

sorcellerie

La sorcellerie, de manière générale, englobe les pratiques magiques en vue d’exercer une action sur une personne, un animal ou un lieu.
Les moyens de cette action sont la suggestion car l’outil principal du sorcier est la parole. Il faut souligner que la sorcellerie ne se limite pas à la pratique de la magie noire. En effet, elle comporte aussi les notions de magie blanche et d’autres formes de magies, dont les actions sont orientées vers le bien : le désenvoûtement, le retour d’affection, d’amitié…

Les femmes et la sorcellerie

La sorcellerie blanche est une religion se concentrant sur l’adoration de la nature et sur des rituels d’amour. C’est pour cette raison que les femmes jouent un rôle prédominant. Il y a eu traditionnellement autant, sinon plus d’hommes sorciers que de femmes sorcières. Cela se remarque dans les cercles païens du passé, par exemple pour les druides. Néanmoins, la sorcellerie est largement dominée par les femmes (les sorcières). La plupart des sorcières pratiquent différentes formes de magie, telles que la clairvoyance, la divination, les enchantements, les projections astrales, etc.

La magie et la sorcellerie

Selon les cultures, la sorcellerie fut considérée avec des degrés variables de soupçon voire d’hostilité, parfois avec ambivalence, n’étant ni bonne ni mauvaise. Certaines doctrines religieuses considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivent ou la placent au rang de la superstition. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie. Le terme sorcellerie est communément appliqué aux pratiques visant à influencer le corps ou l’esprit d’une personne. Pratiques jugées subversives et mettant en péril l’ordre social.

La sorcellerie Arabe

Dans les régions rurales d’Afrique, la sorcellerie Arabe reste une pratique courante. L’invocation des djinns (de la racine lettres J et N en arabe désigne tout ce qui est caché) est courante dans ces régions difficiles d’accès et isolées. De plus, les Talebs ainsi que les sorciers pratiquent toujours l’exorcisme, enlèvent le mauvais œil, favorisent la fertilité des femmes, provoquent le mariage et jettent des mauvais sorts. Le plus étrange, c’est que même dans les grandes villes d’Afrique, les pratiques de sorcellerie arabe, quoique dissimulées, restent de mise.  Dans ces régions, l’envoutement, ou le mauvais sort, se nomme « kishouf ».

Les sorciers africains

La sorcellerie africaine touche l’Afrique depuis fort longtemps. On peut même affirmer qu’elle est née avec l’Afrique. Quand on parle de sorciers ici, on ne fait pas allusion aux mages, ni aux confréries de personnes qui se réunissent toutes les nuits dans le spirituel et qui décident du sort d’une tierce personne, mais plutôt d’une personne unique, d’un certain âge, vivant éloigné du village, parfois caché.

La sorcellerie africaine

Les sorciers africains sont dotés de forts pouvoirs surnaturels et mystiques, transmis de génération en génération. Par ailleurs, ils peuvent communiquer leur pouvoir à leurs enfants ou petits enfants. Il faut dire aussi qu’ils maîtrisent essentiellement la magie noire, mais certains pratiquent également la magie blanche. La sorcellerie africaine, dans sa forme la plus sombre, peut causer beaucoup de dégât : tuer, rendre misérable, rendre stérile, provoquer des accidents, bloquer sur le plan spirituel ou financier des personnes. Aujourd’hui encore en Afrique, on adore les bois, les eaux, on fait des sacrifices (animalier) quelquefois pour avoir de l’argent ou pour pouvoir enfanter.

Les sorciers marocains

La sorcellerie marocaine, et plus particulièrement au Maghreb central, utilise divers objets. Beaucoup d’échoppes obscures proposent plusieurs dizaines de variétés d’onguents (pommades), de matières premières et de végétaux pour les rituels.

La sorcellerie marocaine

Elle n’est pas tellement un tabou, ni un phénomène marginal. Elle rythme toujours le côté mystérieux d’une société qui veut s’affranchir d’une époque médiévale très présente dans les régions rurales, faiblement développées, encore assujetties au rôle mystique des Talebs. Mentionnons que les jeunes filles, cultivées et urbanisées, n’hésitent pas à solliciter la « baraka » des saints et des marabouts qui pour trouver un emploi, qui pour se marier, ou pour exorciser le « mauvais oeil ».

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